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Le meilleur guide indépendant sur le nord du Portugal
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Le meilleur guide indépendant sur le nord du Portugal
Tout est dans le nom. Chaves signifie « clés » en portugais et, pendant un millénaire, cette ville fut la Clé du Royaume, la cité fortifiée qui protégeait la frontière nord face à l'Espagne. Du haut des remparts du château médiéval, vous comprenez aujourd'hui encore pourquoi la géographie comptait tant. La frontière espagnole n'est qu'à 12 km, la vallée de la Tâmega s'étend à vos pieds, et toutes les armées qui ont marché sur le Portugal depuis le nord sont passées au pied de ces murailles.
Mais l'histoire militaire ne représente qu'une facette de la ville. Bien avant l'édification du château, les Romains fondèrent la cité pour une raison tout à fait différente : les sources thermales qui jaillissent ici à une température constante de 73 °C, ce qui en fait l'une des sources les plus chaudes d'Europe continentale. Ils nommèrent la colonie Aquae Flaviae et bâtirent, autour de la source, le plus vaste complexe thermal à visée thérapeutique de la péninsule Ibérique. Les vestiges de cet ensemble, redécouverts par hasard en 2006, constituent aujourd'hui l'un des sites archéologiques les plus remarquables du pays. Deux mille ans plus tard, on vient toujours de tout le Portugal pour « prendre les eaux ». Vous pouvez d'ailleurs entrer à la Fonte do Tabolado et vous servir un verre directement à la source, aux côtés des habitants qui en versent dans leur café du matin.
Ces deux identités, place forte et station thermale, se côtoient harmonieusement. Le pont de Trajan permet de franchir la Tâmega depuis près de deux mille ans, et les bornes milliaires romaines d'origine se dressent toujours en son centre. Des ruelles pavées serpentent entre les maisons en granit jusqu'à la Praça de Camões, où l'église gothique Igreja Matriz et l'ancien hôtel de ville se font face de chaque côté de la place. Les restaurants nichés dans les rues adjacentes servent cette cuisine généreuse du Trás-os-Montes que ce coin du pays maîtrise mieux que quiconque : le cozido à transmontana servi en portions copieuses, le presunto fumé et les célèbres saucisses artisanales qui font la renommée de la région.
Au-delà de la ville, vous êtes idéalement placé pour explorer certaines des contrées les plus sauvages du Portugal. Les sommets granitiques du parc national de Peneda-Gerês se déploient à l'ouest, la citadelle de Bragance trône à l'est, tandis que l'élégante ville thermale de Vidago se trouve à proximité immédiate. C'est aussi à Chaves que la célèbre route N2 commence son périple de 739 km vers le sud jusqu'à Faro ; il n'est pas rare d'y voir des motards se rassembler autour de la toute première borne kilométrique.
J'explore le Portugal depuis 2001 et, avec mon épouse portugaise, je suis revenu à Chaves à de nombreuses reprises au fil des ans. Ce guide vous fait part du fruit de nos expériences pour vous permettre de profiter pleinement d'une ville encore peu fréquentée, mais qui, selon moi, mérite d'être bien mieux connue.
Le musée des thermes romains : il s'agit du plus grand établissement thermal romain à vocation thérapeutique jamais découvert dans la péninsule Ibérique. Enseveli par un séisme au IVe siècle, il ne fut redécouvert fortuitement qu'en 2006. Des passerelles en verre permettent désormais aux visiteurs de surplomber le complexe mis au jour.
Le pont de Trajan : véritable prouesse de l'ingénierie romaine, ce pont enjambe le Tâmega depuis près de 2 000 ans. En son centre s'élèvent deux bornes milliaires d'origine, érigées en l'honneur des empereurs Vespasien et Trajan.
Le château de Chaves : ce donjon en granit du XIVe siècle est le seul vestige subsistant du château médiéval. Il abrite aujourd'hui le musée militaire de la ville. La montée jusqu'au sommet offre le plus beau panorama de Chaves, avec une vue qui porte au-delà des toits de la cité jusqu'à la frontière espagnole.
La Praça de Camões : cette élégante place constitue le cœur historique et civique de Chaves. Elle est bordée par les édifices les plus importants de la ville, notamment les Paços do Concelho (l'hôtel de ville) et l'église gothique Igreja Matriz de Santa Maria Maior.
La promenade de l'Alameda de Trajano : cette allée bordée d'arbres longe les rives du Tâmega et offre de magnifiques points de vue sur le pont romain ainsi que sur la vieille ville.
Chaves est une charmante petite ville qui constitue une excellente destination pour une excursion d'une journée si vous explorez déjà le nord du pays. Toutefois, je ne vous recommanderais pas de parcourir les 150 km depuis Porto dans le seul but de la visiter. Le trajet dure environ 90 minutes à l'aller comme au retour, et si vous séjournez à Porto, il existe de bien meilleures options d'excursions à proximité, comme Braga, Guimarães ou Lamego. La seule exception concerne les personnes venant spécifiquement pour les eaux thermales du complexe Termas & Spa ; dans ce cas, je vous suggère d'y passer la nuit plutôt que de repartir précipitamment.
La ville elle-même est compacte et se découvre facilement à pied. Mes propres flâneries dans le centre historique prennent environ trois heures à un rythme tranquille. Les principaux sites d'intérêt se trouvent à quelques pas les uns des autres, et les sentiers aménagés sur les rives du Tâmega offrent une agréable façon de prolonger la journée si vous en avez le temps.
Vous trouverez ci-dessous l'itinéraire de promenade que je vous suggère, incluant les principaux monuments de la ville dans l'ordre le plus logique pour une visite à pied.
Sites touristiques de l’excursion : Praça de Camões 2) Castelo de Chaves 3) Igreja Matriz de Santa María Maior 4) Ponte de Trajano 5) Igreja de São João de Deus 6) Promenade le long de l'Alameda de Trajano 7) Termas & Spa 8) Fuente de agua (eau thermale gratuite à déguster) 9) Murs du château 10) Musée des bains romains 11) Praça General Silveira 12) Fort de São Francisco (maintenant un hôtel)
L'intérieur gothique de l'église Matriz de Santa María Maior
Compte tenu du temps de trajet nécessaire pour atteindre Chaves, vous pourriez estimer qu'une seule journée ne justifie pas le voyage et qu'il serait plus judicieux d'y rester une nuit ou deux. La ville possède une belle sélection de restaurants servant la cuisine généreuse du Trás-os-Montes qui fait la renommée de la région. On y trouve également quelques bars, de nombreuses petites boutiques et cette atmosphère paisible de province qu'il est de plus en plus difficile de dénicher ailleurs au Portugal. Passer une soirée ici, en dînant dans l'un des restaurants nichés dans les ruelles avant de flâner le long de la rivière, est un véritable plaisir.
Chaves constitue également un excellent point de départ pour explorer l'extrême nord du pays et, plus largement, la région du Trás-os-Montes. Les sommets granitiques du parc national de Peneda-Gerês se situent à un peu plus d'une heure de route vers l'ouest, tandis que la citadelle de Bragance, perchée sur sa colline, se trouve à une distance similaire vers l'est. Plus près de là, vous pourrez découvrir l'élégante ville thermale de Vidago, son homologue espagnole Verín juste de l'autre côté de la frontière, les ruines du château de Monforte ou encore l'étonnant rocher en équilibre de Pedra Bolideira.
La carte ci-dessous vous permet de situer les meilleurs hôtels et hébergements de Chaves. En ajustant les dates selon votre séjour, vous pourrez consulter les tarifs et disponibilités actuels.
Le nom de la ville se dresse sur la Praça General Silveira, l’une des plus petites places de Chaves
Le Ponte de Trajano est le plus ancien édifice de Chaves parvenu jusqu'à nous. Ce pont de granit bas permet aux voyageurs de franchir le Tâmega depuis près de deux mille ans. Légions romaines, marchands médiévaux, armées napoléoniennes, touristes d'aujourd'hui : tous ont emprunté ce même passage.
Sa construction a débuté à la fin du Ier siècle sous le règne de l'empereur Vespasien pour s'achever en 104 après J.-C., durant le règne de son neveu Trajan, dont l'ouvrage porte désormais le nom. Il faisait partie intégrante de la voie romaine reliant Braga à Astorga, en Espagne, l'un des grands axes de communication du nord-ouest de l'Empire. Chaves et ses sources thermales se trouvaient alors idéalement situées au milieu de cet itinéraire majeur.
Long de 140 mètres, le pont comptait à l'origine dix-huit arches enjambant le fleuve. Le Tâmega s'étant rétréci au fil des siècles, il n'en reste aujourd'hui que seize, dont douze seulement sont visibles d'en haut, les autres ayant été englouties par des constructions ultérieures sur la rive orientale. Fait remarquable, jusque dans les années 1950, cet ouvrage demeurait l'unique pont permettant de traverser la rivière à Chaves.
En son centre se dressent deux colonnes de granit, répliques des piliers commémoratifs romains qui marquaient autrefois cet emplacement. Les originaux sont précieusement conservés au Museu da Região Flaviense, sur la Praça de Camões. La première colonne atteste que le pont a été financé par les habitants de Chaves et dédie l'ouvrage à l'empereur Trajan. La seconde, le Padrão dos Povos, est dédiée aux empereurs Titus et Vespasien et énumère les dix communautés locales, les *civitates*, ayant contribué à sa construction. Il s'agit d'un exemple précoce de communication impériale, qui cite et remercie les habitants dans l'intention discrète de les lier plus étroitement à Rome.
Une troisième colonne a été découverte en 1980 dans le lit de la rivière lors d'une opération de dragage. Elle repose désormais aux côtés des autres colonnes au sein du musée régional.
Le Padrão dos Povos, une forme primitive de propagande romaine.
Dans les profondeurs de la vallée du Tâmega court la faille tectonique de Corga, qui permet à des eaux hautement minéralisées de remonter à la surface. L'une de ces sources jaillit ici même, à Chaves, à une température constante de 73 °C, ce qui en fait l'une des sources naturelles les plus chaudes d'Europe continentale. C'est d'ailleurs la raison première pour laquelle les Romains ont fondé la ville à cet endroit.
Riche en bicarbonate de sodium, en silice, en fluorures et en lithium, cette eau était réputée chez les Romains pour ses vertus curatives, traitant aussi bien les rhumatismes que les troubles digestifs. Ils n'étaient pas les seuls à en être convaincus. Les sources sont redevenues à la mode au milieu du XVIIe siècle, et Chaves est restée depuis lors une station thermale en activité, où des générations de visiteurs portugais se pressent pour prendre les eaux et profiter de leurs bienfaits.
Un verre de cette eau bienfaisante, mais attention : elle est à 73 °C !
Le musée des thermes romains
Les thermes romains de Chaves furent découverts par hasard en 2006, alors que la ville creusait les fondations d'un parking souterrain. Ce que les ouvriers mirent au jour s'avéra être les plus grands thermes thérapeutiques romains jamais découverts dans la péninsule Ibérique. Le complexe fut enseveli par un séisme à la fin du IVe siècle et resta oublié pendant près de 1 600 ans, ce qui explique pourquoi une si grande partie du site a pu être préservée.
Ce qui rend ce site particulièrement exceptionnel, c'est qu'il s'agissait de thermes à vocation thérapeutique et non de simples bains publics destinés à l'hygiène, comme on en trouve dans la plupart des cités romaines. Des patients venaient de toute la province romaine pour profiter des propriétés médicinales de l'eau.
L'entrée au Museu das Termas Romanas de Chaves est gratuite. Le musée détaille chaque zone du complexe que vous pourrez observer en surplomb grâce à une série de passerelles en verre. Je vous encourage vivement à le visiter, même si vous n'êtes pas particulièrement adepte des sites archéologiques, car l'envergure du lieu est tout simplement remarquable : museutermasromanaschaves.pt/
Se baigner dans les eaux thermales aujourd'hui
Surplombant la source thermale se dresse le complexe moderne Termas & Spa, qui abrite les premières piscines thermales extérieures du Portugal continental. On y trouve également des hammams, des bains de vapeur, des douches sensorielles ainsi qu'une « fontaine de glace » pour se rafraîchir. Il est tout à fait possible de combiner une visite de Chaves avec une parenthèse thermale ; j'ai moi-même fait l'excursion depuis Porto. N'oubliez pas d'emporter votre maillot de bain. Vous trouverez le détail des soins et les tarifs sur leur site internet : www.termasdechaves.com/
Si vous souhaitez goûter l'eau gratuitement, rendez-vous à la Buvette de Chaves, située juste à l'extérieur du complexe thermal dans le charmant Jardim do Tabolado. Cette fontaine publique met son eau de source à la disposition des habitants depuis des générations. L'eau chaude jaillit directement de la source ; vous y verrez les anciens du coin faire la queue avec des bouteilles vides ou, plus attendrissant encore, munis de sachets de thé ou de café à infuser directement dans cette eau chaude.
La Buvette de Chaves n'est peut-être pas aussi idyllique que l'image que l'on se fait d'une source naturelle, mais l'eau y est gratuite et bienfaisante.
Au cœur de Chaves, occupant le point culminant de la ville, se dresse le Castelo de Chaves. Son donjon du XIVe siècle est l'unique vestige du château d'origine, édifié en granit local sous le règne du roi Denis Ier, puis renforcé en 1662 lors de la guerre de Restauration contre l'Espagne.
À l'intérieur du donjon se trouve le musée militaire de la ville, dont les collections se répartissent sur les quatre étages de la tour. L'exposition est bien plus riche que ne le laisse présager le modeste droit d'entrée de 1 € ; elle rassemble canons, mousquets, épées, drapeaux, uniformes et insignes militaires qui retracent toute l'histoire militaire portugaise. Vous y découvrirez une section particulièrement intéressante sur l'implication du Portugal dans la Première Guerre mondiale, ainsi qu'un espace dédié aux conflits coloniaux en Afrique durant les années 1960 et 1970.
La montée par l'étroit escalier intérieur est courte mais raide. Une fois en haut, vous débouchez sur un toit-terrasse offrant le plus beau panorama de la ville : la rivière en contrebas, les toits de tuiles rouges du centre historique et, au loin, les collines de la frontière espagnole.
Le donjon est entouré du Jardim do Castelo, un petit jardin admirablement entretenu, avec des bancs à l'ombre des arbres et une vue dégagée par-dessus les toits jusqu'au Tâmega. Si vous faites le tour de l'édifice avant de partir, vous pourrez encore distinguer des pans des anciennes murailles qui passent derrière les jardins et les habitations modernes.
Les puissantes murailles du château
Le produit le plus célèbre de la ville est sans conteste le Pastel de Chaves, un chausson en forme de demi-lune, à la pâte feuilletée dorée, garni de viande de veau hachée, assaisonnée et revenue avec des oignons. Dégustée à la sortie du four, la pâte se brise en éclats beurrés sous la dent, laissant place à une farce de veau mijoté, savoureuse et juste assez moelleuse. Ils constituent un en-cas idéal en milieu de matinée, accompagnés d'un café, et vous en trouverez dans les pastelarias et cafés de toute la ville.
La recette remonte à 1862 et, fait remarquable, elle est restée le secret d'une seule boulangerie, la Casa do Antigo Pasteleiro, pendant plus de 75 ans. À l'époque, Chaves était si isolée géographiquement que la réputation de cette pâtisserie dépassait à peine les limites de la vallée, et ce n'est qu'à partir des années 1940 que d'autres boulangeries de la ville en ont appris la méthode de fabrication. Aujourd'hui, le Pastel de Chaves bénéficie du statut d'Indication Géographique Protégée (IGP), ce qui signifie que tout produit vendu sous ce nom doit être fabriqué dans la ville selon la recette traditionnelle.
Mon endroit préféré pour en déguster un est la Pastelaria Maria, une adresse au charme délicieusement suranné située juste à côté de la Praça de Camões. Les chaussons y sortent du four par fournées successives tout au long de la matinée. Ils sont à leur meilleur dans l'heure qui suit la cuisson ; je vous suggère donc d'en acheter un dès le début de votre balade.
L'Estrada Nacional 2, presque toujours abrégée en N2, est la route la plus célèbre du Portugal. Elle traverse le pays dans toute sa longueur, à travers son arrière-pays montagneux. Son tracé débute ici, à Chaves, et s'achève 739 km plus loin sur le front de mer à Faro, ce qui en fait la plus longue route du pays. Au fil des ans, j'ai parcouru cet itinéraire dans son intégralité et je trouve que les tronçons du nord sont les plus intéressants : la route grimpe à travers les hautes terres granitiques du Trás-os-Montes avant de redescendre vers la vallée du Douro.
Pendant des décennies, elle a constitué l'artère principale reliant le nord et le sud du pays, avant que les voies rapides ne détournent le trafic et ne laissent la N2 entamer sa seconde vie, plus paisible, en tant qu'itinéraire touristique. Aujourd'hui, elle est particulièrement prisée des motards et des cyclistes : les premiers mettent généralement deux ou trois jours pour la parcourir, les seconds environ une semaine.
La borne du kilomètre zéro se dresse sur un petit rond-point à proximité du jardin public, juste à l'est du centre historique. Elle est tapissée d'autocollants laissés par les clubs de motards et les groupes de voyageurs ayant pris le départ à cet endroit précis. Il existe également un petit carnet de route, un « passeport » géré par l'association des 35 municipalités qui jalonnent l'itinéraire, que vous pouvez faire tamponner dans les offices de tourisme et les commerces participants tout au long du trajet. Vous pourrez vous procurer le vôtre à l'office de tourisme de Chaves, situé sur le Terreiro da Cavalaria, avant de prendre la route.
Article en lien : La Nacional 2
Mon Estrada Nacional 2 avec le tampon du kilomètre 0 de Chaves
À 12 km à l'est de Chaves, au sommet d'une colline de 820 mètres d'altitude, se dresse le château de Monforte. Le cadre de cette forteresse de pierre offre des panoramas grandioses sur la vallée de Chaves, et l'on peut apercevoir la silhouette de son donjon depuis une grande partie de la campagne environnante.
Le site est occupé depuis la préhistoire, et les Romains ont tiré parti de cette colline en raison de sa proximité avec la voie reliant Astorga à Braga. La majeure partie de l'édifice visible aujourd'hui a été construite entre 1273 et 1312, période au cours de laquelle le roi Denis Ier acheva le donjon et les trois tours de flanquement. Le château fut le théâtre d'affrontements lors de la crise de succession de 1383-1385, quand le village prit le parti de Béatrice contre Jean Ier, puis à nouveau au XVIIe siècle lors des guerres de Restauration, lorsqu'un demi-bastion fut ajouté pour faire face aux tirs d'artillerie.
Pendant près de six siècles, Monforte de Rio Livre fut une municipalité à part entière, dotée de son propre hôtel de ville, de son église paroissiale et d'une chapelle située à l'intérieur des remparts. Lorsque la commune fut supprimée en 1853, le village se vida progressivement de ses habitants, et le château n'a cessé de tomber lentement en ruines depuis lors.
Un dicton local conseille d'ailleurs : « Se vais a Monforte, leva merenda e capote », ce qui signifie : « Si tu vas à Monforte, emporte un pique-nique et un manteau ». Le site est en effet très exposé aux vents, même en plein été.
Note : En raison de son isolement et de sa faible fréquentation, le château est souvent fermé et la porte donnant sur la cour centrale est régulièrement verrouillée.
Le château de Monforte, autrefois place forte d'importance, aujourd'hui délaissé des visiteurs...